Echange Franco-Polonais

1.1 - Les combattants du ghetto de Varsovie

Publié le jeudi 28 juin 2012 09:02 - Mis à jour le jeudi 28 juin 2012 09:23

CAMPUNAUD Lorène
CHRISTIAN Killian
Classe de 1ere L

 

LES COMBATTANTS DU GHETTO DE VARSOVIE

 En janvier, l'Union militaire juive (Żydowski Związek Wojskowy, ŻZW) ; l' Organisation juive de combat (Żydowska Organizacja Bojowa, ŻOB) et l'Armée Interieure polonaise (Armia Krajowa, "AK") s'opposent par la force aux déportations, prenant le contrôle du ghetto.Le Żydowska Organizacja Bojowa, également connu sous l'acronyme ŻOB,du polonais signifiant littéralement « organisation juive de combat », est un mouvement juif polonais fondé en1942 pour résister à l'occupation nazie durant la Seconde Guerre mondiale, et qui participa au soulèvement du Ghetto de Varsovie le 19 avril 1943. Il est  déclenché par 400 insurgés.

  

  

MAREK EDELMAN 

 

  • Marek Edelman, né le 1er janvier 1919 à Homel (actuellement en Biélorussie), mort le 2 octobre 2009à Varsovie, est un cardiologue et militant politique polonais. Il est l'un des leaders du soulèvement du Ghetto de Varsovie en 1943 et un opposant au régime communiste polonais dans les années 1970 et 1980.
    Dans le
    ghetto de Varsovie, il est affecté comme infirmier à l'Umschlagplatz, d'où partent les convois de déportation vers Treblinka. Il réussit à faire évader quelques Juifs, au moment des départ des convois. En 1942 il est l'un des fondateurs de la Żydowska Organizacja Bojowa(ŻOB, l'Organisation juive de combat), un des seconds de Mordechaj Anielewicz, un sioniste de gauche.
  • Il prend part au soulèvement du Ghetto de Varsovie. Après la mort d'Anielewicz, le 8 mai, il en devient le commandant. Les 220 résistants s'opposent ainsi avec des moyens dérisoires mais une volonté farouche à plus de 2000 Waffen SS pendant trois semaines. Seuls 40 survivront, dont Eldeman, réussissant à fuir par les égouts après que les Allemands auront mis le feu au ghetto.
  • Il a également été soldat de l'Armia Ludowa et combattant du soulèvement de Varsovie en 1944. Il quitta temporairement la Pologne à la fin de la guerre pour y revenir en 1946. Il rencontre sa femme, Alina Margolis, une bundiste comme lui. Alors que la plupart des Juifs polonais survivants ont choisi d'émigrer, ils décident de rester en Pologne, malgré de nouveaux pogroms en 1946 et l'ouverture des frontières pour les juifs en 1956. Honoré chevalier de l'Aigle blanc, la plus haute distinction en Pologne. Phrase incomplète



 MORDECHAJ ANIELEWICZ

 

 

  • Mordechaj Anielewicz, né à Wyszków en 1919 et mort à Varsovie le 8 mai 1943, fut le commandant de la Żydowska Organizacja Bojowa (ŻOB, l'Organisation juive de combat), qui co-organisa avec la Żydowski Związek Wojskowy (ŻZW), l'Union Militaire Juive - proche de Betar) le soulèvement du ghetto de Varsovie en 1943. 
  • Né dans une famille pauvre de la région de Varsovie, il rejoint le mouvement de jeunesse sioniste socialiste: Hachomer Hatzaïr. Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie en 1939, il rejoint avec des membres de son groupe les régions orientales de la Pologne, pour aider les Polonais à retarder l'avancée allemande. Après l'invasion des régions orientales de la Pologne par les armées de Staline à la suite du pacte germano-soviétique, les Soviétiques l'arrêtent et l'emprisonnent. Il est libéré peu de temps après, et retourne alors à Varsovie.
  • Lors d'une réunion des responsables des mouvements juifs à Vilnius en Lituanie, il appelle ses camarades et les membres d'autres mouvements à prendre les armes pour combattre l'envahisseur nazi. En janvier 1940, il organise une structure secrète de propagande et de résistance anti-allemande.
  • En 1942, il rejoint la ŻOB, dont il est élu commandant en chef en novembre 1942. En janvier 1943, avec des armes du Gouvernement polonais en exil à Londres, il provoque l'insurrection pour lutter contre une nouvelle vague de déportations de Juifs du ghetto. Face à la dureté de la répression, et sans possibilité de continuer la lutte, il se suicide avec l'état-major de la ZOB dans son bunker le 8 mai 1943. Marek Edelman lui succédera.
  • Il a reçu la médaille militaire polonaise du gouvernement en exil à Londres.En Israël, le kibboutz Yad Mordechai a été baptisé en son honneur. À Varsovie, la rue Gęsia (une des artères de l'ancien ghetto) porte maintenant le nom de Mordechaj Anielewicz (rebaptisée dans les années 1960).

 

 

    Le ghetto de Varsovie renfermait plus de cinq cent mille Juifs. Plusieurs dizaines de milliers étaient morts de faim et d'épidémies. A partir de l'été 1942, la Gestapo emmenait tous les jours des milliers de personnes à destination de Treblinka. La population avait cru un temps aux mensonges des Allemands qui parlaient de travaux agricoles à faire à l'Est, une thése que les hitlériens cultivaient chez les habitants du ghetto par une multitude de subterfuges. Même proécédé a l'encontre des Juifs soviétiques dans les territoires occupés par les fascistes. On leur faisait croire, en les menant des régions occudentales de l'URSS mourir a Auschwitz et à Treblinka, qu'ils allaient travailler dans l'industrie et l'agriulture.

   Mais quand la vérité terrible de Treblinka a fini par se savoir dans le ghetto de Varsovie, une insurrection a éclaté. Depuis longtemps déjà, les organisation de résistance préparaient des armes et des groupes de combats. La révélation de Treblinka n'a fait que sonner le signal du mouvement. D'autres insurrections ont eu lieu à Bialystok et ailleurs, dans des ghettos mis en place par les occupants au sein de villes soviétiques et polonaises.
L'insurrection de Varsovie illustre la lutte des Juifs soviétiques et polonais à une époque où éclatait la vérité sur leur extermination massive et où les bourreaux ne pouvaient plus rien faire pour l'occulter. A n'en pas douter, il s'agit là de l'une des pages les plus belles, les plus héroïques de la grande lutte de l'humanité contre le fascisme. Son dénouement tragique ne fait qu'en souligner la grandeur.

 

 

Le soulèvement du ghetto de Varsovie (Avril-mai 1943)

 

   Les Allemands décident de liquider le ghetto coûte que coûte. Le 19 avril 1943, à deux heures du matin, les premiers rapports des postes de guet avancés indiquent que des gendarmes allemands et des policiers bleu marine polonais encerclent le ghetto, placés à intervalles de vingt-cinq mètres les uns des autres. On alerte aussitôt tous nos groupes qui, un quart d'heure après, sont en position de combat. Alarmée par nous, la population civile se réfugie immédiatement dans les caches et les abris aménagés dans les greniers et les caves. Le ghetto est désert. Il n'y a pas âme qui vive. Seule veille l'Organisation juive de combat.

 

 

Le général SS Stroop, à droite, discute avec des officiers de la Wehrmacht, au 4ème jour de la révolte du ghetto de Varsovie.

 

 

    A quatre heures du matin, par petits groupes de quatre ou cinq, pour ne pas éveiller l'attention, les Allemands commencent à pénétrer sur les terrains vagues de l'interghetto. C'est là seulement qu'ils se regroupen en formation; pelotons ou compagnies. A sept heures du matin, des troupes motorisées, des tanks et autres véhicules blindés entrent à leur tour dans le ghetto. Au-dehors, l'artillerie est mise en batterie. Les SS sont maintenant prêts à l'attaque. En rangs serrés, au pas cadencé, ils avancent dans les rues apparemment désertées du ghetto central. À les voir, on pourrait croire déjà que leur triomphe est complet, que cette armée moderne, magnifiquement équipée, a mis en déroute une poignée de casse-cous. Comme si chacun des adolescents qui la composent avait compris soudain qu'il lui est impossible de décrocher la lune, comptant plus de mitrailleuses dans le défilé qu'il n'a de cartouches pour son pistolet.


 

 

      Les juifs du ghetto attendaient le moment opportun. Lorsque les Allemands installent un bivouac au croisement des rues Mila et Zamenhof, les groupes de combat, retranchés aux quatre coins des rues, ouvrent un feu concentré. Il y a de nombreuses explosions et des projectiles inconnus (des grenades de leur fabrication personnelle), de courtes rafales de pistolet-mitrailleur déchirent l'air et des fusils tirent de partout.
Les Allemands essaient de s'enfuir, mais leur route est coupée. La rue est jonchée de cadavres allemands. Les rescapés se mettent à couvert dans les magasins et sous les portes cochères du voisinage. Mais ces abris sont insuffisants. Les "glorieux" SS font intervenir les tanks pour couvrir le "repli victorieux" de deux compagnies. La chance n'est pas avec eux. Le premier tank est incendié par un cocktail molotov. Les autres restent à distance. Le sort des Allemands coincés dans la souricière Mila-Zamenhof est réglé. Aucun n'en sort vivant. les groupes de combat Gruzalc (Bund),
Merdek (Hazshomer), Hochberg (Bund), Berek (DROR) et Pawel (PPR)ont pris part à cette opération.

 

   Un autre engagement important a lieu en même temps au coin des rues Nalewki et Gesia. Deux groupes de combat interdisent l'entrée du ghetto à l'ennemi. La bataille dure plus de sept heures. Les Allemands élèvent une barricade en empilant des matelas trouvés sur les lieux, mais les feux nourrit des juifs les fait plusieurs fois reculer. Le sang allemand inonde la rue. Sans arrêt, les ambulances allemandes évacuent leurs blessés rassemblés sur une petite place proche. Ils gisent là, à même le trottoir, attendant leur tour d'être dirigés vers les hôpitaux. Au coin de la rue Gesia, se trouve un poste d'observation pour l'aviation allemande qui signale aux avions, tournant sans cesse au-dessus du ghetto, les emplacements des insurgés et les cibles à bombarder. Mais les combattants du ghetto ne se laissent pas plus écraser par les forces aériennes que terrestres. La bataille du carrefour Gesia-Nalewki s'achève par la déroute complète des Allemands.
Des combats acharnés se poursuivent aussi place Muranowski. Les Allemands attaquent de tous côtés. Les francs-tireurs encerclés se défendent furieusement. Ils repoussent l'assaut par un effort surhumain et s'emparent de deux mitrailleuses et de nombreuses armes. Un tank brûle.

 

 

Les soldats allemands doivent tirer au canon sur les immeubles dans lesquels se sont réfugiés les combattants juifs.

 
  
A quatorze heures, il n'y a plus un seul Allemand dans le ghetto. La première victoire de l'OJC sur les Allemands est totale. Le jour s'achève dans le "calme complet", c'est-à-dire avec aucun tirs de canons (l'artillerie est sur la place Krasinski) et de temps à autre des bombardements aériens.

 

  Le lendemain, le silence dure jusqu'à 2 heures de l'après-midi. Les Allemands s'avancent alors en rangs serrés vers le portail d'une fabrique. Ils ne savent pas qu'un guetteur du ghetto les surveille, une prise de courant à la main. Un Werschutz s'avance vers le portail pour leur ouvrir. Juste à ce moment-là. Le guetteur branche la prise qu'il avait en main. Sous les pieds des SS la mine qui les attendait depuis longtemps explose. Plus de cent SS sont tués par l' explosion, accompagnés par les tirs des combattants du ghetto. Ce n'est que deux heures plus tard que les Allemands tentent à nouveau leur chance. Ils procèdent autrement, avancent prudemment, en file indienne, en formation de combat, mais une deuxième fois ils trouvent l'accueil qu'ils méritent. Sur trente Allemands qui pénètrent sur le terrain de la fabrique, seul un petit nombre en sort vivant. Les autres sont tués par les explosions de grenades et de cocktails molotov. L'ennemi allemand se retire du ghetto. Les francs-tireurs fêtent leur deuxième victoire totale.Les Allemands ne se considérent pas vaincu et tentent de pénétrer par plusieurs côtés. Partout ils se heurtent à une vive résistance.

     Pour conclure, le ghetto de Varsovie est un des plus emblématique par son organisation, son histoire et ses occupants. Tout, dans ce ghetto, avait été pensé par les nazis, pour contribuer à l'extermination totale de la « race » juive. Il y eût 300 000 déportés sans compter les milliers de morts au sein du ghetto. Malgré toutes ces horreurs, grâce au courage, à la détermination et au soutien mutuel des habitants du ghetto et à quelques aides extérieures, ils réussirent à se battre pour leur survie et contre l'idéologie nazie. Au final, même si ce fut une défaite,  on garde en souvenir un acte héroïque prouvant que malgré les conditions inhumaines dans lesquelles ils vécurent, ils n'hésitèrent pas à se sacrifier pour mourir dignement.


 

Sources :

http://deuxieme-guerre-mondiale.histoire-en-questions.fr

 

http://d-d.natanson.pagesperso-orange.fr/

 

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